drone-flyview.blog
  • Zones temporaires
    • ZRT en cours
    • Tous les avis ZRT
  • Législation
  • Pratique
    • Pilotage et prise de vue
    • Matériel
  • Drones pro
  • Défense
  • Spots
  • Événements
  • Actualités
    • Derniers articles
    • Filière et innovation
Aucun Résultat
Voir tous les résultats
drone-flyview.blog
Aucun Résultat
Voir tous les résultats
Accueil Législation drone

Permis drone en France : le titre exigé selon votre drone, son prix et sa durée

Evelyne Par Evelyne
3 novembre 2026
dans Législation drone
0
Petit drone gris posé sur une table en bois, avec sa radiocommande, un carnet fermé et un ordinateur portable

Le permis drone n’existe pas en France. Ce qui vous est demandé dépend du drone et du vol : aucun examen avec un C0, une attestation A1/A3 gratuite dès le C1, un brevet à 30 € (le BAPD) pour un C2 près des personnes, un certificat à 30 € (le CATS) pour les scénarios standard.

« Permis drone » reste pourtant partout, des vitrines de centres de formation aux questions tapées dans Google. Et l’expression trompe : elle fait croire à un examen unique, payant, acquis pour la vie. Or le premier titre se passe depuis votre canapé sans rien débourser, et aucun ne vaut plus de 5 ans. Les règles de vol elles-mêmes sont dans notre guide de la réglementation drone en France.

Permis drone : ce que la DGAC délivre à la place

Télépilote de dos dans un pré, radiocommande en main, face à un quadricoptère en vol stationnaire loin de toute habitation
Voler loin de tout, en sous-catégorie A3, demande une attestation gratuite. Image d’illustration.

Le règlement d’exécution (UE) 2019/947 classe les vols par niveau de risque et fixe la compétence exigée du pilote. En France, la DGAC et sa direction de la sécurité, la DSAC, organisent les examens. Derrière le mot « permis drone », il y a donc trois titres :

  • l’attestation A1/A3, après une formation et un examen en ligne ;
  • le BAPD (brevet d’aptitude de pilote à distance), qui y ajoute une autoformation pratique et un examen, pour la sous-catégorie A2 ;
  • le CATS (certificat d’aptitude théorique pour les scénarios standard), complété par une formation pratique, pour la catégorie spécifique.

Ces titres s’empilent, comme le montre la cartographie des examens de la DSAC, version du 29 octobre 2026. Le BAPD suppose l’attestation A1/A3. Le CATS suppose cette attestation, ou un BAPD obtenu par examen.

Reste le vocabulaire. Quand un site vous vend un « permis de drone », demandez lequel de ces titres il prépare. Une réponse floue vaut déjà réponse.

Quel titre pour quel drone, classe par classe

Votre permis drone se décide sur deux points : la classe inscrite sur l’appareil (C0 à C6) et la distance que vous comptez garder avec les personnes. Le poids joue surtout pour les anciens modèles sans classe, mis sur le marché avant le 1er janvier 2024 : sous 250 g, charge utile comprise, ils restent en A1 ; jusqu’à 25 kg, ils passent en A3.

Votre droneOù il voleTitre exigéPrix officielValidité
C0, ou moins de 250 g sans classe (ancien modèle, construction privée)A1 : survol de personnes isolées toléré, jamais de rassemblementAucun examen (notice du fabricant, examen conseillé)0 €Sans objet
C1, moins de 900 gA1 : près des personnes, survol imprévu écourtéAttestation A1/A30 €5 ans
C2 (moins de 4 kg), C3 et C4 (moins de 25 kg), ancien modèle sans classe de 250 g ou plus, construction privée de moins de 25 kgA3 : loin des personnes, à 150 m des zones résidentielles, commerciales, industrielles et récréativesAttestation A1/A30 €5 ans
C2, moins de 4 kgA2 : à 30 m des personnes, 5 m en mode basse vitesseBAPD30 €5 ans
C5 ou C6Catégorie spécifique : STS-01 ou STS-02, sur déclarationCATS et attestation de formation pratique30 € pour le CATS, formation au tarif libre5 ans pour le CATS
Plus de 25 kg, drone non marqué ou mission hors scénarioCatégorie spécifique : autorisation de la DSACFormation fixée au cas par casAucun tarif officielAu cas par cas

En A3, un C2 vole avec la seule attestation gratuite : si vous restez toujours loin de tout, le BAPD ne vous apporte rien. Il sert à vous rapprocher des personnes, et notre liste des drones C2 dit quels modèles y ont droit.

Côté âge, le permis drone s’ouvre à 14 ans en France en catégorie ouverte, avec trois exceptions (C0 jouet, construction privée sous 250 g, supervision directe par un télépilote d’au moins 16 ans). En scénario standard, il faut 16 ans révolus.

Drone sans permis : qui peut voler sans examen

Trois cas seulement. Un drone de classe C0. Un drone sans classe de moins de 250 g, mis sur le marché avant le 1er janvier 2024. Un drone construit à titre privé de moins de 250 g, limité à 19 m/s. Pour ces trois-là, le permis drone se résume à connaître les instructions du fabricant.

La formule « drone sans permis » laisse pourtant croire que tout s’arrête là. Une caméra suffit à imposer l’enregistrement comme exploitant sur AlphaTango et le numéro à apposer sur le drone, sauf pour un jouet au sens de la directive 2009/48/CE. Les limites de vol restent les mêmes : 120 m au plus, drone en vue, pas de vol de nuit, jamais de rassemblement, pas d’espace public en agglomération.

La DGAC et Service-Public conseillent quand même l’examen avec un C0. Nous irions plus loin : il est gratuit, et il vous servira dès que vous passerez à un drone plus lourd. Notre article pour choisir un premier drone reprend ces règles.

Passer le permis drone en quatre étapes

Arrêtez-vous à l’étape qui couvre votre vol : un vol en A1 ou en A3 s’arrête à la deuxième, et ce permis drone-là ne vous aura rien coûté.

  1. Créez un compte sur le portail AlphaTango et enregistrez-vous comme exploitant si votre drone dépasse 250 g ou embarque une caméra. Vous recevez un numéro « FRA » suivi de 13 caractères, à inscrire sur le drone. À partir de 800 g, le drone lui-même s’enregistre et doit émettre un signalement électronique. Le pas-à-pas est dans notre article sur l’enregistrement sur AlphaTango.
  2. Suivez la formation sur la plateforme de la DGAC, puis passez l’examen : 40 questions, 75 % de bonnes réponses, tentatives illimitées. Une page de la DGAC, mise à jour le 6 mars 2026, annonce encore 30 questions : le règlement, le guide de la DSAC du 26 juillet 2026 et la fiche de Service-Public disent 40. Notre article sur les sous-catégories A1 et A3 détaille les règles associées.
  3. Pour l’A2, entraînez-vous dans les conditions de l’A3 et déclarez cette autoformation : personne ne la valide à votre place. Inscrivez-vous ensuite à l’examen OPEN A2 depuis AlphaTango : 30 questions, 75 % de bonnes réponses, à distance sous surveillance ou dans un centre CodeN’Go. Notre guide du certificat A2 drone détaille ce passage.
  4. Pour les scénarios STS-01 et STS-02, inscrivez-vous au CATS sur le portail OCEANE et passez-le sur ordinateur dans une salle de la DSAC (dix centres en métropole, sept outre-mer). Il faut ensuite une attestation de formation pratique, propre à chaque scénario, délivrée par un exploitant déclaré.

Permis drone prix : ce qui est gratuit, ce qui se paie

Au 3 novembre 2026, le permis drone affiche peu de chiffres officiels, et ils sont petits. L’attestation A1/A3 est gratuite, cours compris. L’examen OPEN A2 coûte 30 €, payés en ligne à l’inscription, sans remboursement ni supplément en centre. L’examen CATS coûte 30 € aussi. Les demandeurs d’emploi peuvent en être exonérés, sur demande.

Schéma du permis drone en France : aucun examen, attestation A1/A3, BAPD puis CATS, avec le prix officiel et la validité de chaque marche
Les marches du permis drone, avec le prix officiel de chacune au 3 novembre 2026.

Cherchez « permis drone prix » et vous tomberez vite sur des stages. Ceux-là relèvent du tarif libre. Un repère public existe : le catalogue de Mon Compte Formation, publié en données ouvertes par la Caisse des Dépôts. À la même date (extraction du 30 octobre), nous y comptons 492 offres de télépilotage de drone aérien, pour un prix médian de 1 990 €, la moitié se situant entre 1 620 € et 2 490 €. Toutes visent une certification du répertoire spécifique, souvent sectorielle : aucune de ces lignes n’est le prix d’un titre de la DGAC.

Un permis drone affiché à quatre chiffres paie donc le cours du centre. Ce cours peut se défendre, mais la réglementation n’en impose aucun pour l’A1/A3, l’OPEN A2 ou le CATS, et la DGAC précise que les centres qui préparent à l’A2 n’ont pas d’agrément. La seule formation exigée chez un exploitant déclaré est la pratique des scénarios standard. Le parcours complet et ce que le CPF finance sont dans notre article sur la formation pilote de drone.

Deux dépenses échappent à ce calcul. Le matériel d’abord, puisqu’un scénario standard impose un drone C5 ou C6. L’assurance ensuite : le télépilote répond de plein droit des dommages causés aux personnes et aux biens à la surface, et la DGAC invite à vérifier son contrat de responsabilité civile.

Permis de drone : temps d’obtention et validité

Le permis drone le plus simple, l’examen A1/A3, se passe en ligne, et un courriel confirme la réussite.

L’OPEN A2 dure une heure au maximum. Une fois inscrit, vous avez deux mois pour le passer, prolongeables tant que votre attestation reste valable. Le résultat tombe en 5 minutes dans un centre, au plus tôt 72 heures ouvrées après à distance. Pressé ? Le centre l’emporte nettement.

Le CATS dépend du calendrier des salles OCEANE, mis à jour chaque mois, puis le certificat se télécharge sous 7 jours. Sur son format, les documents officiels ne s’accordent pas. Le règlement demande au moins 40 questions (au moins 30 si vous détenez déjà un BAPD) et 75 % de bonnes réponses, et le guide de la DSAC sur la catégorie spécifique annonce 40 questions. Mais la page du ministère sur cette catégorie, mise à jour le 13 juillet 2026, parle de 60 questions en 1 h 30, sous un intertitre consacré aux anciens scénarios nationaux. Posez la question à votre centre d’examen avant de réviser.

La formation pratique n’a pas de durée réglementaire : le règlement liste les matières à couvrir, sans nombre d’heures. Sur le catalogue public, les 387 offres qui indiquent une durée affichent une médiane de 28 heures.

La validité est de 5 ans pour les trois titres, et un permis drone périmé se repasse. Pour le BAPD, la DGAC demande aujourd’hui de repasser le test A1/A3 et l’OPEN A2 et de refaire l’autoformation, donc 30 € de plus. Pour le CATS, le règlement prévoit un nouvel examen ou, pendant la validité, une formation de remise à niveau. L’attestation A1/A3 vaut aussi dans les autres pays de l’Union, en Islande, au Liechtenstein, en Norvège et en Suisse.

Permis drone professionnel : ce qui change quand vous facturez

Aucun titre ne porte ce nom. La catégorie ouverte vaut « y compris à titre professionnel », écrit la DGAC : un vol facturé avec un C3, loin des personnes, demande la même attestation gratuite qu’un vol de loisir. Et le CATS ne distingue pas non plus le loisir du professionnel, précise la foire aux questions de la DSAC. Pour un même vol, le permis drone du professionnel est celui de l’amateur.

Ce qui change d’abord, c’est le lieu. En catégorie ouverte, l’espace public en agglomération reste fermé au loisir, sauf décision préfectorale, mais s’ouvre à une activité professionnelle. En zone peuplée (dans une agglomération des cartes aéronautiques ou à moins de 50 m, ou à moins de 150 m d’un rassemblement), le vol se déclare à la préfecture, via AlphaTango ou le CERFA 15476, avec un préavis de 10 jours ouvrables.

Vient ensuite la catégorie spécifique. Les scénarios nationaux S-1, S-2 et S-3 n’existent plus depuis le 1er janvier 2026. Restent, sur déclaration, le STS-01 avec un drone C5 et le STS-02 avec un drone C6, ce qui demande le CATS, l’attestation pratique et, côté exploitant, un manuel d’exploitation. Avant de payer un stage, regardez donc quel drone vous utiliserez : sans marquage C5 ou C6, le CATS seul n’ouvre aucun scénario. Il reste alors l’autorisation de la DSAC.

Et la société ? Le CATS n’oblige pas à en créer une. La DSAC sépare le télépilote et l’exploitant, comme une compagnie aérienne et son pilote de ligne, et une même personne peut cumuler les deux.

Foire aux questions

Faut-il un permis pour piloter un drone ?

Aucun permis de drone n’est délivré en France, au sens de la route. Il faut en revanche un titre de télépilote dès qu’un drone porte la classe C1 ou dépasse 250 g : attestation A1/A3, BAPD ou CATS selon le vol. En dessous, avec un C0 ou un ancien modèle sans classe, aucun examen n’est exigé.

Peut-on passer le permis drone en ligne ?

En partie. L’attestation A1/A3 se passe entièrement en ligne, gratuitement. L’examen OPEN A2 aussi, sous surveillance à distance. Le CATS, non : il se passe uniquement en salle. Méfiance donc envers un « permis drone en ligne » payant.

Que risque-t-on à voler sans permis drone ?

Une contravention. Voler en A1 ou en A3 sans attestation relève de la 3e classe, 450 € au plus. En A2 sans BAPD, ou en scénario standard sans CATS ni attestation pratique, de la 4e classe, 750 € au plus (articles R6232-12 à R6232-14 du code des transports, article 131-13 du code pénal). Ne pas présenter le document sur-le-champ lors d’un contrôle : 38 € au plus. Les règles de sécurité et les zones interdites relèvent d’autres textes, bien plus lourds.

Un ancien CATT sert-il encore de permis drone ?

Non. Hors Nouvelle-Calédonie, le CATT n’a plus de validité depuis le 1er janvier 2026, indique la DSAC. La formation Fox AlphaTango n’est plus valable non plus. Un BAPD obtenu par conversion ne permet pas de s’inscrire au CATS, et la DGAC écrit que les BAPD obtenus par déclaration sur l’honneur ne sont plus valides depuis cette même date. Voir notre article sur le passage du CATT au CATS.

Sources

  • Règlement (UE) 2019/947, version consolidée du 1er mai 2025
  • Guide DSAC catégorie ouverte, 26 juillet 2026
  • Guide DSAC catégorie spécifique, 9 mars 2026
  • Cartographie DSAC des examens, 29 octobre 2026
  • Guide DSAC du candidat OPEN A2, 10 février 2026
  • Questions-réponses de la DGAC, juillet 2026
  • Examens théoriques de télépilote, 20 octobre 2026
  • Exploitation en catégorie ouverte, 3 septembre 2026
  • Exploitation en catégorie spécifique, 13 juillet 2026
  • Formation catégorie ouverte UAS, 6 mars 2026
  • Service-Public : règles de pilotage d’un drone
  • Service-Public : formation en ligne A1/A3
  • AESA : catégorie ouverte
  • Code des transports, articles R6232-8 à R6232-22
  • Code pénal, article 131-13
  • Caisse des Dépôts : offre Mon Compte Formation, 30 octobre 2026
Lu 38
Sujets liés : AlphaTangoCatégorie ouverteCatégorie spécifiqueDrone C0Drone C2Métier de télépilote
Article Précédent

DJI Flip : prix, poids, classe et règles de vol en France

Article Suivant

Drone de la gendarmerie : missions, télépilotes et cadre légal en France

Evelyne

Evelyne

Evelyne s'intéresse aux lieux où l'on vole : spots de vol, littoral, sites naturels et patrimoine vu du ciel. Avant de recommander un endroit, elle vérifie les restrictions qui s'y appliquent, zones militaires, parcs naturels ou espaces en mer. Elle couvre aussi les zones créées pour les drones d'État le long des côtes et leurs effets sur les vols de loisir. Au-delà de ces sujets, Evelyne couvre aussi d'autres domaines du drone, de la réglementation aux usages professionnels et de loisir.

Article Suivant
Illustration générée par IA : un drone au-dessus de dunes littorales à l’aube

Drone de la gendarmerie : missions, télépilotes et cadre légal en France

drone-flyview.blog

© 2024-2026 - Drone-FlyView - Marque déposée #5003116 - Siret 98115887600012

Informations site

  • Conditions d’utilisation
  • Mentions légales
  • Politique de confidentialité
  • Politique des cookies
  • À propos

Suivez nous

Ok

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In

Add New Playlist

Aucun Résultat
Voir tous les résultats
  • Zones temporaires
    • ZRT en cours
    • Tous les avis ZRT
  • Législation
  • Pratique
    • Pilotage et prise de vue
    • Matériel
  • Drones pro
  • Défense
  • Spots
  • Événements
  • Actualités
    • Derniers articles
    • Filière et innovation

© 2024-2026 - Drone-FlyView - Marque déposée #5003116 - Siret 98115887600012