Le DJI Mini 3 pèse 248 g au décollage avec sa batterie standard, et DJI le classe C0. Face au Mini 3 Pro, il garde le même capteur de 1/1,3 pouce, mais perd la détection d’obstacles vers l’avant et l’arrière, la 4K à 60 ips et le suivi de sujet.
Nous n’avons eu aucun de ces deux drones entre les mains : tout vient des fiches et des guides de DJI, de sa boutique française, des règlements européens et du guide de la DSAC, relus le 4 novembre 2026. Une surprise en les relisant ? La classe du DJI Mini 3 change avec la batterie, et les papiers du Pro ne suivent pas sa fiche.
Poids du DJI Mini 3 : 248 g, ou 290 g avec la batterie Plus

La fiche de caractéristiques donne 248 g, batterie standard, hélices et carte microSD comprises. DJI ajoute que le poids réel peut varier d’un lot à l’autre, sans chiffrer l’écart.
Tout se joue ensuite dans le logement de la batterie. La standard (2 453 mAh) pèse environ 80,5 g. La batterie Plus (3 850 mAh) pèse environ 121 g et porte le drone à 290 g environ, selon DJI. Une quarantaine de grammes, et la barre des 250 g est franchie.
Le gain annoncé : 51 minutes de vol au lieu de 38. Pas de quoi s’emballer, puisque cette mesure vient d’une soufflerie, sans vent et au niveau de la mer, et que DJI prévient lui-même que l’expérience réelle peut varier.
Plié, le DJI Mini 3 mesure 148 × 90 × 62 mm. Il plafonne à 16 m/s et n’est pas étanche, répond la FAQ de DJI.
DJI Mini 3 ou Mini 3 Pro : les écarts, ligne par ligne
Ce qui ne change pas d’abord : le même capteur CMOS de 1/1,3 pouce et 48 MP, le même objectif (24 mm équivalent, f/1,7), une nacelle à trois axes qui bascule en prise de vue verticale, et la même batterie standard. Le tableau garde ce qui les sépare, d’après la fiche du DJI Mini 3 et celle du DJI Mini 3 Pro.
| Point de comparaison | DJI Mini 3 | DJI Mini 3 Pro |
|---|---|---|
| Poids au décollage | 248 g | moins de 249 g |
| Temps de vol annoncé (batterie standard) | 38 min | 34 min |
| Détection | vers le bas | avant, arrière et bas |
| Suivi de sujet FocusTrack | absent du guide | oui |
| Vidéo 4K | jusqu’à 30 ips | jusqu’à 60 ips |
| Fréquence max. en 1080p | 60 ips | 120 ips |
| Débit binaire max. | 100 Mb/s | 150 Mb/s |
| Profil D-Cinelike | non | oui |
| ISO max. | 3 200 | 6 400 |
| Retour vidéo | DJI O2, 720p | DJI O3, 1080p |
| Portée max. en norme CE | 6 km | 8 km |
Un seul écart joue en faveur du modèle de base : il vole plus longtemps, d’après DJI. Tout le reste penche du côté du Pro.
La ligne qui pèse le plus, à nos yeux, n’a rien à voir avec l’image. La détection vers le bas du DJI Mini 3 sert à tenir le vol stationnaire et à voler sans signal satellite, explique son guide d’utilisateur. Devant un arbre ou un câble, aucun capteur ne regarde à votre place. Le Mini 3 Pro a des capteurs vers l’avant et l’arrière, et son mode APAS peut contourner l’obstacle.
Côté image, vous étalonnez vos vidéos ou vous filmez un sujet en mouvement ? Le Pro répond mieux sur le papier. Vous publiez vos plans tels quels depuis un téléphone, en 4K à 30 ips ou à la verticale ? L’écart se réduit nettement.
Classe du DJI Mini 3 : C0 avec la batterie standard, pas avec la Plus

Avec la batterie standard, les documents concordent. La fiche écrit « C0 (UE) ». Le guide d’utilisateur consacre une section à la certification C0 des modèles MT3PD et MT3PDCE, pour une masse maximale au décollage de 248 g. Et l’EASA inscrit ces deux modèles en C0 dans sa liste.
Ce guide pose trois conditions, faute de quoi l’appareil « ne peut pas être utilisé en tant qu’appareil de type C0 » : aucune charge hors de la liste de DJI, aucune pièce non certifiée, aucune modification. La liste comprend les hélices, les filtres ND, la carte microSD et une seule batterie, la référence BWX162-2453-7.38 de 2 453 mAh. La batterie Plus n’y figure pas.
Le règlement délégué (UE) 2019/945 va dans le même sens : un C0 a une masse maximale « inférieure à 250 g, charge utile comprise ». À 290 g, le compte n’y est plus.
DJI Mini 3 Pro : la fiche dit C0, le guide n’en parle pas
Ici, les documents ne se recoupent plus. La fiche de support écrit « Classe C0 (UE) ». Mais le guide d’utilisateur français en ligne (version 1.4 d’août 2022) n’a aucune section C0, et la liste de l’EASA ne cite pas ce modèle. Cette liste repose sur ce que les fabricants communiquent volontairement : une absence n’y prouve rien.
Alors, qui tranche ? L’étiquette sur le drone. Le règlement d’exécution (UE) 2019/947 vise un appareil « marqué comme appartenant à la classe C0 », et la DSAC rappelle que seul le constructeur peut fournir ce marquage. L’EASA prévient que plusieurs versions d’un même drone peuvent exister, avec et sans marque de classe.
Ce qui a changé depuis la sortie de ces deux drones
Les premières notes de version de DJI datent du 17 mai 2022 pour le Mini 3 Pro et du 9 décembre 2022 pour le DJI Mini 3. La période transitoire courait encore. Elle s’est refermée au 1er janvier 2024.
Depuis, l’article 20 du règlement 2019/947 fait le tri. Un drone sans marquage mis sur le marché avant cette date peut continuer à voler, en A1 sous 250 g et en A3 sous 25 kg, sans limite de durée, précise l’EASA. Et tout drone mis sur le marché à partir de cette date doit porter une mention de classe, résume la DSAC.
Un exemplaire de 2022 ou 2023 sans étiquette n’a donc rien d’illégal : avec sa batterie standard, il reste en A1, sans examen obligatoire. Avec une batterie Plus, il passe en A3 : examen en ligne, et 150 m de distance avec les zones résidentielles, commerciales, industrielles et récréatives.
Reste un cas bancal : un exemplaire mis sur le marché depuis 2024, équipé d’une batterie Plus. DJI lui retire le C0, la règle exige une classe. À notre lecture, il n’a plus de case claire en catégorie ouverte.
Le texte français a bougé aussi : l’article 4 de l’arrêté du 3 décembre 2020, celui des restrictions de survol, a une nouvelle rédaction depuis le 1er janvier 2026.
Voler avec un drone DJI Mini 3 en France
La boutique DJI écrit que ce drone « peut voyager dans la plupart des régions sans enregistrement ». En France, non. Voici l’ordre à suivre avec un drone DJI Mini 3 en C0 et sa batterie standard.
- Vous enregistrer comme exploitant sur AlphaTango. Sous 250 g, l’obligation vient de la caméra : l’article 14 du règlement 2019/947 n’exempte que les jouets. Notre guide de l’enregistrement sur AlphaTango reprend la procédure.
- Apposer de manière lisible sur le drone le numéro d’exploitant reçu, FRA suivi de 13 caractères.
- Lire le manuel de DJI, seule exigence de formation en C0. La DSAC recommande quand même l’examen en ligne A1/A3, gratuit.
- Vérifier votre assurance : responsabilité civile ou contrat spécifique, demande le guide de la DSAC.
- Consulter avant chaque vol la carte Géoportail des restrictions et le site du SIA.
En l’air, vous êtes en sous-catégorie A1. Le survol d’une personne isolée est toléré, à éviter autant que possible. Un rassemblement reste exclu : public d’un spectacle, parc, plage ou site touristique en période d’affluence. La hauteur s’arrête à 120 m, moins près des aérodromes, et le drone reste en vue directe. La FAQ de DJI parle d’une altitude maximale de 500 m ; en France, ce chiffre ne vous sert à rien.
Deux interdits pèsent sur un drone de voyage. La nuit d’abord : le guide de la DSAC l’exclut, même avec un éclairage, et seul le préfet peut accorder une dérogation, d’après la page du ministère. La ville ensuite : pour un loisir, le vol en espace public en agglomération est interdit (voies publiques, jardins publics, plages), sauf décision préfectorale. Dans Paris, tout vol extérieur est interdit, même dans un jardin privé.
Et pour un usage professionnel ? Le drone reste en A1, et l’activité ouvre l’agglomération : en zone peuplée, le vol se déclare à la préfecture via AlphaTango ou par le CERFA 15476, avec un préavis de 10 jours ouvrables. Sans capteur vers l’avant, un DJI Mini 3 entre deux façades demande une vraie marge de sécurité.
Prix du DJI Mini 3 au 4 novembre 2026
Pour un modèle de 2022, la surprise est là : DJI le vend encore, à partir de 339 € au 4 novembre 2026, sans remise ce jour-là.
| Article | Prix chez DJI | État en France |
|---|---|---|
| DJI Mini 3 avec DJI RC-N1 (sans écran) | 339 € | en vente |
| DJI Mini 3 avec DJI RC (écran intégré) | 439 € | en vente |
| Bundle Fly More avec DJI RC | 569 € | rupture de stock |
| Bundle Fly More avec DJI RC-N1 | hors vente | indisponible |
| Batterie standard à l’unité | 69 € | rupture de stock |
| Batterie Plus à l’unité | hors vente | indisponible |
Regardez bien la ligne des batteries. Ce jour-là, DJI vendait le drone avec une seule batterie, sans rechange à l’unité et sans bundle disponible : rien pour prolonger une sortie. Les revendeurs fixent leurs propres prix, aucun n’est repris ici.
Neuf ou occasion en 2026 : ce qui se vérifie avant d’acheter
En neuf, le DJI Mini 3 a un voisin direct : le DJI Lito 1, 339 € lui aussi le même jour, avec sa radiocommande RC-N3. Sa fiche annonce une détection omnidirectionnelle et la classe C0, avec un capteur plus petit (1/2 pouce). Si le capteur prime, le Mini 3 garde un argument. Si vous débutez et que l’arbre vous inquiète, le Lito 1 pèse plus lourd sur le papier.
Autour d’eux, à la même date, le DJI Flip reste à 349 € et le DJI Mini 5 Pro démarre à 799 €. Notre guide pour choisir un premier drone détaille les critères, et notre page sur les nouveautés de la marque DJI replace ces modèles dans la gamme. Ne confondez pas le Mini 3 avec le DJI Mini 4K, un autre modèle, indisponible sur la boutique française à cette date.
Le DJI Mini 3 Pro, lui, a quitté la vitrine : version « Indisponible dans votre pays/région », et adresse de boutique qui renvoie vers le Mini 5 Pro. Reste l’occasion.
Le suivi logiciel mérite un coup d’œil. La dernière note de version du DJI Mini 3 date du 28 mai 2024. Le Pro a reçu une version v01.00.1000 le 20 octobre 2026, dans la vague du firmware DJI d’octobre 2026. Un drone encore en vente sans note de version depuis plus de deux ans, un drone retiré de la boutique qui en reçoit une : allez comprendre.
Sur un exemplaire d’occasion, de l’un ou l’autre modèle, quatre contrôles évitent les mauvaises surprises.
- L’étiquette : C0 sur le corps du drone, ou rien. Sans marquage, demandez la facture d’origine, car seule une mise sur le marché avant le 1er janvier 2024 ouvre l’article 20.
- Le modèle : MT3PD ou MT3PDCE pour le DJI Mini 3, d’après le guide de DJI.
- Les batteries livrées : la standard affiche 2 453 mAh, la Plus 3 850 mAh.
- Le compte DJI : le réappairage d’un drone DJI d’occasion passe par l’ancien titulaire. La page d’aide de DJI cite les deux modèles, et prévient que DJI ne pourra rien pour vous si ce titulaire ne répond pas.
Côté prix, gardez un repère simple : 339 € neuf chez DJI, batterie et radiocommande comprises. Un DJI Mini 3 d’occasion proche de ce montant n’a de sens que s’il arrive avec des batteries en plus.
Foire aux questions
Mini 3 ou Mini 3 Pro : lequel choisir en 2026 ?
En neuf, DJI a tranché : seul le DJI Mini 3 reste en vente, à partir de 339 € au 4 novembre 2026. En occasion, le DJI Mini 3 Pro apporte les capteurs vers l’avant et l’arrière, le suivi FocusTrack et la 4K à 60 ips. Dans les deux cas, contrôlez l’étiquette.
Faut-il un examen pour piloter un DJI Mini 3 en France ?
Pas avec sa batterie standard : un C0 demande de connaître le manuel du fabricant, et l’examen en ligne A1/A3 reste une recommandation de la DSAC. L’enregistrement d’exploitant sur AlphaTango est obligatoire, à cause de la caméra.
Quelle batterie mettre dans un DJI Mini 3 ?
Pour rester en C0, la batterie standard de 2 453 mAh, la même que sur le DJI Mini 3 Pro : 69 € chez DJI, en rupture de stock au 4 novembre 2026. La batterie Plus est compatible d’après la FAQ de DJI, mais elle fait sortir le drone de la classe.
Le DJI Mini 3 Pro est-il encore vendu en France ?
Pas par DJI, au 4 novembre 2026. Sa page de présentation sur dji.com mène à la page de support. Pour l’acheter, il faut passer par le stock d’un revendeur, s’il en reste, ou par l’occasion.
Sources
- Règlement délégué (UE) 2019/945, version consolidée du 24 juin 2025
- Règlement d’exécution (UE) 2019/947, version consolidée du 1er mai 2025
- Arrêté du 3 décembre 2020, article 4, en vigueur depuis le 1er janvier 2026 (Légifrance)
- Guide DSAC de la catégorie ouverte, version 1.1 du 26 juillet 2026
- Exploitation de drones en catégorie ouverte, page officielle (ecologie.gouv.fr)
- EASA : Open category, low risk, civil drones
- EASA : Drones for EU Operations, liste lue le 4 novembre 2026

