Le numéro exploitant UAS est délivré gratuitement dès votre inscription sur AlphaTango, et il commence toujours par « FRA » suivi de 13 caractères. Vous devez vous enregistrer si votre drone pèse 250 g ou plus, ou s'il pèse moins mais embarque une caméra, hors jouets conformes à la réglementation. Une fois le numéro obtenu, apposez sur l'appareil ces 16 caractères, lisibles au sol, et gardez strictement confidentiels les 3 caractères secrets qui suivent le tiret : ils ne servent qu'à l'identification électronique.
En bref:
- L'enregistrement via AlphaTango est obligatoire pour tout drone de 250 grammes ou plus, ou équipé d'une caméra, même en usage récréatif : il vous attribue votre numéro exploitant UAS.
- Sur l'appareil, une étiquette lisible au sol doit afficher le numéro exploitant UAS complet, FRA + 13 caractères, jamais les 3 caractères secrets placés après le tiret.
- Les trois caractères secrets servent à vérifier l'intégrité du code lors du téléchargement dans l'identification électronique et ne doivent jamais être divulgués.
- La non-conformité au marquage ou à l'enregistrement peut entraîner une amende de 750 euros, notamment si l'étiquette s'efface ou est mal placée.
- Le suivi régulier du marquage, la sauvegarde hors ligne de l'attestation et la vérification de la lisibilité de l'étiquette restent essentiels pour éviter toute pénalité.
Table des matières
- Comment obtenir son numéro exploitant UAS sur AlphaTango
- Format du numéro exploitant UAS et règles d'apposition sur le drone
- Identification électronique : le rôle des 3 caractères secrets
- Numéro exploitant UAS : qui doit s'enregistrer, et qui peut s'en dispenser
- Contrôles et sanctions : ce que vous risquez sans numéro exploitant UAS
- Ressources officielles pour vérifier et approfondir
- Ce que l'expérience de terrain révèle sur les erreurs courantes
- Ce qu'il faut vraiment retenir sur le numéro exploitant UAS
- Questions fréquentes sur le numéro exploitant UAS
- Approfondir la conformité de votre flotte avec notre site spécialisé
- Sources
Comment obtenir son numéro exploitant UAS sur AlphaTango
L'enregistrement se fait entièrement en ligne, sur le portail officiel de la DGAC, et ne prend généralement pas beaucoup de temps une fois les informations rassemblées.
- Connectez-vous ou créez un compte sur Alphatango. Un particulier utilise son état civil, une société renseigne son SIRET.
- Ouvrez le formulaire « Exploitant d'UAS » puis remplissez les blocs « Général » et « Contact » : adresse, coordonnées, activité prévue (loisir ou usage professionnel).
- Cochez les déclarations obligatoires : engagement de conformité aux règles en vigueur et confirmation que les télépilotes disposent des compétences requises pour piloter.
- Validez l'enregistrement. Le portail génère alors votre numéro exploitant UAS au format FRA suivi de 13 caractères, consultable dans le bloc « Exploitant d'UAS » de votre compte.
- Téléchargez et conservez l'attestation, c'est-à-dire l'extrait du registre, qui prouve votre enregistrement en cas de contrôle.
Une entreprise qui possède plusieurs drones n'a besoin que d'un seul numéro exploitant UAS : il s'applique à toute la flotte, y compris aux appareils de secours qu'on oublie souvent d'étiqueter. Un particulier propriétaire de deux ou trois machines suit exactement la même logique, un compte, un numéro, plusieurs drones marqués.
Conseil de pro : Téléchargez votre attestation PDF dès la validation et enregistrez-en une copie hors ligne, sur votre téléphone et sur un support externe. Le site AlphaTango connaît parfois des pics de charge, notamment avant les vacances scolaires, et vous ne voulez pas en dépendre le jour d'un contrôle.
Format du numéro exploitant UAS et règles d'apposition sur le drone
Le numéro complet compte 13 caractères après le préfixe FRA, soit 16 caractères, et c'est cet ensemble qui doit apparaître physiquement sur l'appareil. Les 3 caractères secrets, eux, sont ajoutés après un tiret et ne s'apposent jamais.
- Le numéro exploitant UAS délivré par AlphaTango suit le format FRA + 13 caractères alphanumériques, suivi d'un tiret et de 3 caractères secrets.
- Sur l'étiquette apposée sur le drone, FRA et les 13 caractères doivent être lisibles au sol, sans outil ni démontage.
- Les 3 caractères secrets, après le tiret, ne figurent jamais sur l'étiquette : ils restent réservés à la configuration de l'identification électronique.
- Pour les très petits aéronefs où coller une étiquette externe est impossible, le numéro peut être placé dans un emplacement accessible après un démontage simple, comme sous la trappe de batterie.
Pourquoi cette séparation ? Parce que les 3 caractères secrets servent de clé de vérification lors du téléchargement du numéro exploitant UAS dans le dispositif d'identification à distance. Les graver ou les coller reviendrait à publier un mot de passe sur la coque de votre appareil.
Conseil de pro : Privilégiez une étiquette en polyester résistante aux UV et à l'eau plutôt qu'une simple impression sur papier autocollant. Une étiquette qui s'efface après trois vols en extérieur ne vous protège plus lors d'un contrôle, même si vous étiez en règle au décollage.
Identification électronique : le rôle des 3 caractères secrets
Le numéro exploitant UAS ne se limite pas au marquage physique : les drones de classe C1 à C3 et tout appareil équipé d'un dispositif de signalement électronique doivent aussi recevoir le code complet dans leur système d'identification à distance.
- Téléchargez le code entier, numéro exploitant UAS plus le tiret et les 3 caractères secrets, dans l'application du constructeur ou via le menu d'identification à distance de l'appareil, jamais le numéro seul.
- Les 3 caractères supplémentaires servent à vérifier l'intégrité du code lors de cette opération et à empêcher qu'un tiers réutilise votre identifiant sur un autre appareil.
- Ne communiquez jamais ces 3 caractères, ni à un revendeur, ni sur un forum, ni dans une capture d'écran partagée pour demander de l'aide en ligne.
- Limitez l'accès à votre compte AlphaTango à une seule personne responsable au sein d'une flotte professionnelle, plutôt que de partager le mot de passe entre plusieurs pilotes.
Un identifiant usurpé peut être associé à un drone qui n'est pas le vôtre, ce qui complique sérieusement les choses si cet appareil est impliqué dans un incident.
Numéro exploitant UAS : qui doit s'enregistrer, et qui peut s'en dispenser
L'obligation d'enregistrement s'applique dès que l'appareil dépasse 250 grammes, quel que soit son usage. En dessous de ce poids, elle s'applique aussi si le drone est équipé d'une caméra ou de tout autre capteur capable de capter des données personnelles, sauf s'il s'agit d'un jouet conforme à la directive européenne 2009/48/CE.
- Un drone de loisir de 200 g sans caméra n'a pas besoin d'enregistrement.
- Le même drone équipé d'une caméra embarquée bascule dans l'obligation, même sous 250 g.
- Les drones de secours conservés dans une flotte professionnelle doivent recevoir le même marquage que les appareils utilisés au quotidien, une omission fréquente lors des contrôles internes.
- Pour les aéronefs de 800 g et plus, la France impose en outre l'enregistrement de chaque appareil sur AlphaTango, qui reçoit son propre numéro UAS-FR valable cinq ans, distinct du numéro exploitant UAS : notre guide d'enregistrement AlphaTango détaille cette démarche.
Un transfert de propriété n'efface pas l'obligation : le nouvel utilisateur doit vérifier que le marquage correspond bien à son propre numéro d'exploitant, pas à celui du vendeur.
Contrôles et sanctions : ce que vous risquez sans numéro exploitant UAS
Un contrôle DGAC ou des forces de l'ordre peut survenir sur un site de vol, lors d'un événement, ou simplement au hasard d'une patrouille. L'absence de marquage ou un numéro non conforme peut entraîner une amende de 750 euros, et ne pas pouvoir présenter immédiatement le certificat d'enregistrement lors d'un contrôle expose à une amende de 38 euros.
Lors d'un contrôle, on vous demandera généralement :
- votre attestation AlphaTango, l'extrait du registre prouvant votre enregistrement ;
- le numéro exploitant UAS, FRA + 13 caractères, lisible directement sur le drone, sans démontage compliqué ;
- la preuve que le code complet a bien été téléchargé dans l'identification électronique, pour les appareils concernés.
Avant chaque saison de vol intense, faites un audit rapide de votre flotte : vérifiez que chaque étiquette reste lisible, que les drones de secours n'ont pas été oubliés, et gardez toujours une étiquette de rechange dans votre sac de terrain.
Ressources officielles pour vérifier et approfondir
Plusieurs sources publiques permettent de vérifier ou compléter votre démarche sans passer par un intermédiaire.
- Le portail AlphaTango reste le point d'entrée unique pour l'enregistrement, le suivi de votre numéro et le téléchargement de l'extrait du registre.
- Les fiches Service-public détaillent les obligations, le format du numéro et les sanctions applicables.
- Les Easy Access Rules d'EASA, régulièrement mises à jour, consolident le règlement européen 2019/947 et ses annexes techniques sur l'identification.
- Le guide ministériel « Mon activité exploitant » précise la logique des caractères de vérification et les bonnes pratiques de confidentialité.
Pour approfondir la mécanique du téléchargement dans l'identification à distance, notre guide sur le signalement électronique détaille la procédure appareil par appareil.
Ce que l'expérience de terrain révèle sur les erreurs courantes
La plupart des erreurs qu'on observe chez les télépilotes ne viennent pas d'une mauvaise volonté, mais d'une mécompréhension du découpage du numéro. Beaucoup gravent le code complet, tiret et 3 caractères secrets compris, pensant bien faire, alors que cela expose justement la clé censée rester secrète. D'autres, à l'inverse, tronquent le numéro exploitant UAS et le rendent invérifiable.
Ne jamais apposer les 3 caractères secrets sur l'étiquette : ils servent uniquement au téléchargement dans le dispositif d'identification, et leur divulgation permettrait à un tiers d'enregistrer votre identifiant sur un autre appareil.
D'autres erreurs reviennent souvent : oublier d'étiqueter le drone de secours rangé dans une sacoche, ou confondre le numéro d'exploitant avec le numéro de série du fabricant lors d'un contrôle, deux identifiants qui n'ont rien à voir. Une check-list simple avant chaque sortie professionnelle, numéro visible, code téléchargé, attestation accessible sur le téléphone, règle la majorité de ces situations. Pour la partie enregistrement à proprement parler, notre guide AlphaTango pas à pas détaille chaque écran du formulaire.
Ce qu'il faut vraiment retenir sur le numéro exploitant UAS
La plupart des guides s'arrêtent à la définition du numéro d'exploitant et laissent le lecteur se débrouiller avec le reste. C'est une erreur : le vrai risque ne se situe pas dans l'enregistrement lui-même, rapide et gratuit, mais dans l'entretien du marquage sur la durée.
Une étiquette qui s'efface après six mois d'usage extérieur, un drone de secours jamais marqué, un code jamais mis à jour après un changement d'appareil : ce sont ces détails qui coûtent 750 euros lors d'un contrôle, pas l'absence de compte AlphaTango. La confidentialité des 3 caractères mérite aussi plus d'attention qu'elle n'en reçoit. On la traite souvent comme une formalité administrative, alors qu'elle protège concrètement contre l'usurpation d'identifiant.
Priorisez dans cet ordre : enregistrez-vous si ce n'est pas fait, vérifiez la lisibilité de vos étiquettes existantes, et faites l'inventaire de votre flotte, secours compris. Le reste, format du code, cadre européen, suit naturellement une fois ces trois points réglés.
— Philippe
Questions fréquentes sur le numéro exploitant UAS
Le numéro exploitant UAS est-il le même pour tous mes drones ?
Oui. Le numéro exploitant UAS identifie la personne ou l'entreprise responsable des vols, pas l'appareil. Un seul enregistrement sur AlphaTango couvre toute votre flotte, et chaque drone doit porter ce même numéro.
Faut-il un numéro exploitant UAS pour un drone de moins de 250 g ?
Seulement s'il embarque une caméra ou un capteur capable de collecter des données personnelles, et qu'il n'est pas un jouet au sens de la directive 2009/48/CE. Un mini-drone sans caméra en est dispensé.
Que faire si j'achète un drone d'occasion déjà marqué ?
Retirez l'étiquette du vendeur et apposez votre propre numéro exploitant UAS : le marquage engage la responsabilité de la personne dont le numéro figure sur l'appareil. Si le drone pèse 800 g ou plus, réenregistrez-le aussi à votre nom sur AlphaTango.
Le numéro exploitant UAS remplace-t-il le signalement électronique ?
Non. Le numéro exploitant UAS identifie l'exploitant, tandis que le signalement électronique diffuse en vol l'identité des appareils de 800 g et plus. Les deux dispositifs coexistent, et le code complet, caractères secrets compris, doit être saisi dans le second.
Approfondir la conformité de votre flotte avec notre site spécialisé
Obtenir son numéro n'est que la première étape : le maintenir à jour sur chaque appareil, année après année, demande un suivi que peu de télépilotes formalisent vraiment. Ce site centralise des guides pratiques souvent absents des notices officielles, dont la procédure AlphaTango illustrée, la configuration de l'identification électronique, et les obligations d'assurance liées à l'exploitation.
Notre guide complet sur l'enregistrement AlphaTango reprend chaque écran du formulaire avec des captures à jour, utile si vous enregistrez plusieurs appareils la même semaine. Pour la suite, notre dossier sur la réglementation drone en France couvre les zones de vol et les évolutions du cadre européen. Consultez la page d'accueil de Drone-flyview pour retrouver l'ensemble des fiches pratiques, marquage, signalement électronique, assurance, classées par thématique.
Sources
- Service-public — Enregistrement exploitant UAS
- AlphaTango — portail officiel DGAC
- DGAC — Guide ‘Mon activité' (extrait)
- EASA — Easy Access Rules for Unmanned Aircraft Systems
