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Accueil Drones professionnels

Autorisation d’exploitation BVLOS pour le DJI Dock : une avancée majeure dans le secteur des drones en France

Jacques Par Jacques
21 février 2025
dans Drones professionnels
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Vue aérienne d'un DJI Dock en France.

L’autorisation d’exploitation BVLOS accordée en octobre 2023 pour un DJI Dock est une première en France dans le secteur ferroviaire. Elle a été délivrée par la Direction de la sécurité de l’aviation civile (DSAC) à Altametris, filiale de SNCF Réseau, et à Flying Eye, distributeur des drones DJI Enterprise. Cet article détaille ce que couvre cette autorisation, le fonctionnement du DJI Dock, le rôle de chaque acteur et ce que ce précédent change pour l’exploitation des drones automatiques en France.

Points clés

  • Octobre 2023 : la DSAC délivre à Altametris et Flying Eye la première autorisation d’exploitation d’un drone automatique hors vue en milieu ferroviaire.
  • Altametris, filiale de SNCF Réseau créée en 2017, exploite le système ; Flying Eye le fournit.
  • Le DJI Dock abrite le drone sur site : décollage, atterrissage et recharge se font sans télépilote sur place.
  • Chaque vol reste supervisé à distance par un téléopérateur, avec coupure d’urgence et liaisons redondantes.
  • L’autorisation vaut pour un site et un périmètre définis : le vol hors vue ne devient pas libre pour autant.

Autorisation d’exploitation BVLOS pour le DJI Dock, une première en France

Contexte de l’autorisation

Les drones automatiques existaient déjà dans l’industrie, mais aucun n’avait encore été autorisé à voler hors vue sur le réseau ferré français. En octobre 2023, la DSAC, qui relève de la DGAC, a délivré à Altametris et Flying Eye l’autorisation d’exploitation d’un drone automatique pour les besoins de SNCF Réseau, la première en milieu ferroviaire selon SNCF Numérique. La station retenue est un DJI Dock fourni par Flying Eye.

Le drone y reste installé en permanence, sur site. Il décolle sans télépilote sur place, dans un périmètre défini à l’avance, et chaque vol est déclenché puis supervisé à distance par un téléopérateur. Pour obtenir cette autorisation, Altametris a dû apporter des garanties précises : un système de coupure du drone en cas de danger et la redondance des liaisons de communication et de surveillance.

Implications pour le secteur ferroviaire

Le vol hors vue (BVLOS, Beyond Visual Line of Sight) permet de surveiller des portions de voie difficiles d’accès sans envoyer d’équipe sur place à chaque passage. Le premier déploiement a porté sur une zone située au nord-est du Mans, au croisement de plusieurs lignes, autour du triangle ferroviaire de Connerré. Pendant trois mois, le drone a volé une dizaine de fois par jour pour surveiller la faune sauvage aux abords des voies : plus de 200 animaux ont été détectés, avec pour objectif de renforcer la régularité du trafic TGV.

Pour un gestionnaire de réseau, l’intérêt tient à la fréquence des passages : un drone basé sur site repart plusieurs fois par jour, là où une inspection à pied ou en véhicule mobilise une équipe.

Rôle d’Altametris et de Flying Eye

Altametris exploite le système pour SNCF Réseau. Cette filiale a été créée en 2017 pour structurer et industrialiser l’activité drones du groupe ferroviaire, qui disposait d’un pôle drone depuis 2014. Flying Eye, distributeur des drones DJI Enterprise en France, fournit la station et en assure le support technique. Le partenariat associe un exploitant qui connaît le réseau et un fournisseur qui maîtrise le matériel. Flying Eye indique aussi avoir obtenu de DJI la certification pour la maintenance et la réparation du DJI Dock. La répartition des rôles :

  • Altametris : exploitation du DJI Dock pour SNCF Réseau.
  • Flying Eye : fourniture du système et support technique.
  • SNCF Réseau : surveillance plus fréquente des voies et de leurs abords.
Cette collaboration montre qu’un drone automatique peut s’intégrer à la gestion d’une infrastructure critique, à condition que l’exploitant démontre à l’autorité que chaque vol reste maîtrisé.

Technologie du DJI Dock et ses avantages

Le DJI Dock est une station d’accueil fixe pour drone. Elle abrite l’appareil entre deux vols, le recharge et le laisse décoller et atterrir sans intervention humaine sur place. Les données recueillies remontent ensuite vers le logiciel de supervision. En octobre 2023, seule la première génération existait : lancée par DJI fin 2022, elle fonctionne avec le Matrice 30. C’est la base matérielle de l’automatisation des vols industriels.

Fonctionnalités innovantes

Le DJI Dock réunit plusieurs fonctions clés :

  • La planification de missions à distance : les vols et les inspections se programment sans présence sur le site.
  • Le rechargement rapide : le drone se recharge automatiquement entre les missions, ce qui permet une utilisation continue. Le DJI Dock 4 et son Matrice 5TD vont plus loin depuis octobre 2026 : la batterie est échangée en moins de 25 secondes.
  • La résistance aux intempéries : la station est conçue pour fonctionner sous la pluie, par vent soutenu ou par temps froid, dans les limites fixées par le constructeur.

Autonomie et efficacité

Le principal avantage du DJI Dock tient à son autonomie : la station recharge le drone et le relance sans personnel sur place. Elle réduit ainsi le coût des tâches répétitives qui demandaient jusque-là une présence humaine constante, comme l’inspection de lignes électriques ou le suivi de chantiers. Le gain se mesure surtout sur les missions fréquentes, menées au même endroit.

Applications dans divers secteurs

Le DJI Dock trouve des applications dans plusieurs secteurs :

  • L’inspection d’infrastructures (ponts, bâtiments, ouvrages d’art)
  • La surveillance de sites industriels
  • La cartographie et la topographie
  • La sécurité et la sûreté des sites
En automatisant décollage, atterrissage et recharge, le DJI Dock rend possibles des missions aériennes répétées sans équipe sur place, avec un gain d’efficacité et de sécurité pour de nombreux secteurs.

Certification de Flying Eye pour le DJI Dock

DJI Dock : station automatisee pour vol hors vue

Flying Eye a annoncé avoir obtenu la certification de DJI pour la maintenance et la réparation du DJI Dock. Cette qualification atteste que l’entreprise dispose des compétences nécessaires pour intervenir sur ces stations, un point important pour un exploitant qui dépend d’un matériel installé en permanence sur site.

Processus de certification

Selon Flying Eye, cette certification passe par une formation technique dispensée par DJI, que ses équipes ont suivie notamment en Allemagne. Elle porte sur l’entretien et la réparation de la station. L’entreprise peut ainsi traiter les pannes courantes sans renvoyer le matériel chez le constructeur. La même expertise vaut pour les générations suivantes, comme la gamme DJI Matrice 4D associée au DJI Dock 3.

Importance de la maintenance

La maintenance du DJI Dock conditionne son bon fonctionnement et sa longévité. Un entretien régulier prévient les pannes et maintient les performances du système, comme la révision périodique d’un véhicule. Pour une station installée en extérieur, exposée à la pluie, à la poussière et aux écarts de température, c’est aussi une condition de la sécurité des opérations.

Les principaux points de maintenance :

  • Inspection régulière des composants mécaniques et électroniques.
  • Mise à jour des logiciels et des micrologiciels.
  • Nettoyage et entretien des capteurs et des caméras.
Une maintenance suivie est la condition d’une exploitation durable du DJI Dock : elle protège l’investissement et garantit la fiabilité du système dans le temps.

Engagement vers la qualité

Pour Flying Eye, cette certification permet de proposer à ses clients une maintenance et des réparations réalisées par des techniciens formés par le constructeur, selon ses procédures. Pour l’exploitant, c’est l’assurance d’un interlocuteur qualifié en France. Flying Eye a aussi organisé un webinaire Flying Eye pour présenter le DJI Dock 2. Cet engagement repose sur :

  • L’utilisation de pièces de rechange d’origine.
  • Le respect des procédures de maintenance recommandées par DJI.
  • La formation continue des techniciens.

Déploiement du DJI Dock dans le milieu industriel

Cas d’utilisation en milieu ferroviaire

Le secteur ferroviaire compte parmi les premiers à avoir testé le DJI Dock en France. Le cas d’Altametris montre l’intérêt du principe : des passages réguliers sur une zone sensible, sans équipe mobilisée sur le terrain à chaque vol. Les générations suivantes, comme le DJI Dock 3, reprennent ce fonctionnement. Selon les capteurs embarqués, ces drones repèrent des anomalies, des obstacles ou la présence d’animaux près des voies, et transmettent les images aux équipes de maintenance. Les délais d’intervention s’en trouvent réduits.

Avantages pour la logistique

Au-delà du ferroviaire, la logistique industrielle peut tirer parti d’une station comme le DJI Dock. Sur de vastes zones de stockage en extérieur, un drone fait des relevés réguliers, contrôle l’état des stocks et repère les anomalies. Automatiser ces tâches réduit les coûts opérationnels et améliore l’efficacité de la chaîne logistique.

  • Suivi des stocks en temps réel
  • Optimisation des flux sur site
  • Réduction des erreurs d’inventaire

Impact sur la sécurité

La sécurité est un autre apport du DJI Dock. Sur les sites industriels à risque, comme les sites chimiques ou les centrales électriques, le drone inspecte sans exposer le personnel. Selon ses capteurs, il repère des anomalies thermiques, des fuites ou des intrusions, ce qui permet une réaction rapide en cas d’incident. La surveillance de site par drone automatique protège à la fois les travailleurs et les installations.

L’intégration du DJI Dock en milieu industriel automatise des tâches répétitives, améliore la sécurité des opérations et optimise les processus logistiques.

Évolution des drones autonomes en France

Vue aérienne d'un drone DJI en vol.

Tendances du marché

Le marché français des drones professionnels s’oriente vers des solutions autonomes, capables d’effectuer des missions répétitives sans intervention humaine directe. Les applications sont vastes, de l’inspection d’infrastructures à la surveillance de sites industriels. Les entreprises françaises misent sur l’autonomie, la sécurité et la fiabilité des appareils. L’intérêt grandit aussi pour les motorisations hybrides de drones.

Réglementations en évolution

La réglementation française des drones évolue pour suivre les avancées techniques et les nouveaux usages. Les autorités cherchent un équilibre entre innovation et sécurité publique. Les opérations BVLOS (Beyond Visual Line of Sight), comme celles d’un DJI Dock, relèvent de la catégorie « spécifique » de la réglementation européenne : l’exploitant doit démontrer la maîtrise des risques, le plus souvent pour obtenir une autorisation de l’autorité nationale. En France, la DGAC instruit ces demandes et fixe les conditions de vol.

Perspectives d’avenir pour les drones

Les drones autonomes devraient gagner du terrain en France dans l’agriculture, la logistique, la sécurité et l’environnement. Leur essor dépend autant des progrès techniques que des autorisations accordées.

Les tendances à suivre :

  • Des drones plus performants et plus autonomes
  • L’intégration de l’intelligence artificielle pour des missions plus complexes
  • De nouveaux modèles économiques fondés sur les services de drones
L’évolution de la réglementation pèsera lourd dans le développement du marché des drones en France. Des règles claires, prévisibles et adaptées à chaque usage conditionnent l’essor des drones autonomes, notamment pour la sécurité.

Partenariats stratégiques dans le secteur des drones

Les partenariats pèsent dans le développement du secteur des drones en France. Ils permettent aux entreprises de réunir leurs compétences, de partager des ressources et d’accélérer l’innovation. Le duo formé par Altametris et Flying Eye en est un exemple : l’un apporte la connaissance du terrain et de l’exploitation, l’autre le matériel et l’expertise technique.

Collaboration avec Engie

Engie, acteur majeur de l’énergie, recourt aux drones pour inspecter ses infrastructures, surveiller ses sites et suivre ses réseaux. Le travail avec des entreprises spécialisées permet de développer des solutions sur mesure, adaptées à chaque installation : inspection d’éoliennes, surveillance de canalisations, cartographie de zones difficiles d’accès. Ces collaborations conditionnent l’adoption des drones à grande échelle dans le secteur de l’énergie.

Synergies entre entreprises

Les synergies entre entreprises du secteur peuvent porter sur :

  • Le développement de nouvelles technologies, comme l’amélioration de l’autonomie des drones ou la mise au point de capteurs plus performants.
  • La commercialisation de solutions communes, en réunissant forces de vente et réseaux de distribution.
  • La mutualisation de ressources, comme les infrastructures d’essai ou les centres de formation.
Ces synergies renforcent la compétitivité des entreprises et accélèrent leur croissance.

Impact sur l’innovation

Les partenariats stratégiques accélèrent l’innovation dans le secteur des drones. En combinant compétences et ressources, les entreprises développent des solutions plus vite et à moindre coût. L’innovation porte sur les performances des appareils, sur de nouvelles applications et sur la baisse des coûts : drones à plus grande endurance, capables d’emporter des charges plus lourdes ou de voler dans des conditions plus difficiles. Ces progrès ouvrent de nouveaux usages dans la surveillance, l’agriculture, la logistique ou la construction.

Défis et perspectives de l’exploitation BVLOS

Risques associés

L’exploitation BVLOS comporte des risques propres : panne technique, perte de liaison, météo imprévue, interférences radio. Le télépilote ne voit plus l’appareil et ne peut pas réagir à vue. Reste la question centrale de la sécurité aérienne : garantir que le drone ne croise pas la route d’un avion ou d’un hélicoptère. D’où les conditions de l’autorisation de 2023 : un périmètre défini, une coupure d’urgence et des liaisons redondantes.

Solutions technologiques

Les systèmes de détection et d’évitement progressent : capteurs, radars et logiciels d’analyse en temps réel réduisent les risques. L’objectif est de donner au drone une perception de son environnement, pour qu’il réagisse seul en cas de problème. Les liaisons de communication gagnent aussi en fiabilité, ce qui limite les pertes de signal. Le domaine reste en pleine évolution.

Avenir de la réglementation

La réglementation reste un facteur déterminant. Le cadre cherche un équilibre entre sécurité et innovation : des règles claires, qui ne freinent pas le développement de la technologie. Les autorités se montrent plus ouvertes à l’exploitation BVLOS, à condition que les exploitants démontrent la sûreté, la fiabilité et l’intérêt concret de leurs opérations. Après Connerré, Altametris visait ainsi l’autorisation de voler en zone peuplée, 40 % des voies ferrées se trouvant en zone urbaine ou réglementée. Des drones BVLOS sont aussi envisagés pour remplacer des inspections par hélicoptère.

L’avenir de l’exploitation BVLOS dépendra de la capacité des exploitants à démontrer que les bénéfices l’emportent sur les risques, avec une approche fondée sur des données concrètes et une coopération étroite entre les acteurs du secteur.

Les points clés pour l’avenir :

  • Des normes de sécurité plus strictes.
  • Des zones d’exploitation dédiées.
  • La formation et la certification des télépilotes.

Conclusion

L’autorisation d’exploitation BVLOS obtenue en octobre 2023 pour le DJI Dock marque une étape pour les drones en France. Première dans le secteur ferroviaire, elle a permis à Altametris de faire voler un drone automatique hors vue, supervisé à distance, pour le compte de SNCF Réseau. Altametris et Flying Eye ont montré qu’un tel système peut être exploité dans un cadre réglementaire strict. Les usages industriels pourraient s’élargir à mesure que de nouvelles autorisations seront délivrées.

Ce que cette autorisation ne fait pas mérite d’être précisé : elle ne rend pas le vol hors vue libre. Un DJI Dock reste soumis à une analyse de risque, à un manuel d’exploitation et à un périmètre géographique nommé dans l’autorisation. C’est un précédent, pas une ouverture générale.

Questions fréquemment posées

Qu'est-ce que le DJI Dock ?

Le DJI Dock est une station d’accueil automatisée pour drone : elle abrite l’appareil, le recharge et le laisse décoller et atterrir sans télépilote sur place. Les vols restent programmés et supervisés à distance.

Pourquoi est-ce une première en France ?

En octobre 2023, la DSAC a délivré à Altametris et Flying Eye la première autorisation d’exploitation d’un drone automatique hors vue en milieu ferroviaire en France, pour les besoins de SNCF Réseau.

Quels sont les avantages du DJI Dock ?

Le DJI Dock permet des vols fréquents sans équipe sur place, une recharge automatique entre les missions et une surveillance régulière des sites, ce qui le rend utile dans plusieurs secteurs.

Comment la certification de Flying Eye aide-t-elle ?

Selon Flying Eye, sa certification DJI lui permet d’assurer en France la maintenance et la réparation du DJI Dock, avec des techniciens formés par le constructeur.

Quels secteurs peuvent bénéficier du DJI Dock ?

Le DJI Dock peut servir dans le ferroviaire, l’énergie, la logistique, l’agriculture et la sécurité des sites industriels.

Quels défis l'exploitation BVLOS présente-t-elle ?

L’exploitation BVLOS expose à la perte de liaison, aux pannes et au risque de collision avec d’autres aéronefs. Elle exige une analyse de risque, des dispositifs de sécurité comme la coupure d’urgence et, le plus souvent, une autorisation de l’autorité.

Lu 214
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